Logiciel de visioconférence pour la formation : la salle n'est que la moitié du problème
Pour parler à plusieurs à distance, les outils généralistes suffisent et vous en avez déjà un. La question utile est ailleurs : que reste-t-il de la séance une fois que tout le monde a raccroché ?
En bref
Pour la visioconférence seule, les outils généralistes sont très bons et vous en avez probablement déjà un : Zoom, Microsoft Teams, Google Meet. Ne les remplacez pas pour le confort de la salle, vous n'y gagnerez rien.
Ce qu'ils ne font pas, c'est rattacher la séance à la personne. Le lien est à transmettre, la liste des connectés vit dans un tableau de bord séparé, et le compte rendu, quand il existe, arrive dans une boîte mail au lieu du dossier du participant. À chaque séance, quelqu'un recopie.
Chez CAMEVA, la salle naît avec la séance : il n'y a pas de lien à transmettre parce qu'il n'y a pas de lien à retrouver, la durée réelle de connexion de chaque participant est mesurée, la feuille d'émargement est produite en PDF et le compte rendu est rédigé à la fin par un modèle installé sur nos machines, en France.
Pour animer : plusieurs animateurs, lever de main avec l'ordre d'arrivée, tableau blanc partagé avec pointeur laser, discussion détachable et enregistrable, messages privés, et une définition vidéo qui s'ajuste au nombre de participants sans dégrader l'animateur.
Et des sous-salles qui cadencent une série de rencontres : vous réglez le nombre de salles, de personnes par salle et de tours, la durée de chaque tour et le temps de parole par personne, qui s'affiche avec une sonnerie à la fin. Vous pouvez même interdire ou imposer que deux personnes se rencontrent. Ce que nous n'avons pas : la régie et la diffusion vers les réseaux. À partir de 59 € HT par mois, en bêta ouverte.
Trois besoins qu'on appelle tous « visio »
Ils demandent trois outils différents, et c'est la confusion entre les trois qui fait acheter de travers.
La réunion
Quelques personnes qui parlent, parfois un partage d'écran. Le besoin s'arrête quand on raccroche. N'importe quel outil généraliste fait l'affaire, et le gratuit suffit souvent.
Le webinaire
Un intervenant qui diffuse, un public qui écoute sans se montrer. CAMEVA a son propre module de webinaire, inclus dans tous les forfaits, et il est construit autrement que les autres : voir plus bas.
Ce que nous n'avons pas, c'est la régie (quelqu'un de connecté sans apparaître qui fait défiler la présentation) et la diffusion vers les réseaux sociaux.
La classe virtuelle
Un groupe identifié, une séance inscrite à un parcours, et des traces à produire : qui était là, combien de temps, ce qui a été vu, ce qui reste à faire. C'est le seul des trois cas où l'outil de visioconférence ne suffit pas, parce que ce qui compte se joue après.
Si votre besoin est l'un des deux premiers, cette page ne vous apprendra rien de plus et vous pouvez garder l'outil que vous avez.
Le lien de connexion, ce petit problème qui coûte cher
C'est l'exemple le plus banal, et celui qui illustre le mieux pourquoi un outil de visioconférence posé à côté d'un agenda ne fait pas une classe virtuelle.
Avec un outil séparé, vous avez deux options, et les deux sont mauvaises. Soit vous utilisez un lien permanent, et le jour où deux séances se chevauchent, deux groupes se retrouvent dans la même salle. Soit vous créez la salle à la main avant chaque séance, et vous collez le lien dans un courriel, qui part dix jours avant, que l'un n'a pas reçu, et qu'il faut renvoyer cinq minutes avant le démarrage.
Chez nous la question ne se pose pas, parce que la réservation et la salle sont le même objet. Le participant retrouve son accès dans son espace, et le bouton d'entrée n'apparaît que pendant la fenêtre de la séance, pas trois jours avant.
Comparer sur ce qui reste après la séance
Sur la qualité de la salle elle-même, les grands éditeurs sont devant et nous ne le contestons pas. Ce tableau ne compare donc pas la salle. Il compare ce qu'il reste quand elle se ferme.
| Après la séance | Outil de visioconférence généraliste | Visio + outil de prise de notes | CAMEVA |
|---|---|---|---|
| Qualité de la salle, partage d'écran, stabilité | Excellente, c'est leur métier | Excellente | Suffisante, et ce n'est pas notre argument |
| Module de webinaire | Oui En supplément payant |
Non | Inclus Dans tous les forfaits |
| Régie et diffusion vers les réseaux sociaux | Oui En option |
Oui | Non Pas aujourd'hui |
| L'animateur passe voir dans les salles en cours | Oui | Non | Oui |
| Salles d'atelier | Oui | Oui | Oui |
| Tours, durée par tour et temps de parole par personne Pour cadencer une série de rencontres sans arbitre humain. |
Non | Non | Oui |
| Interdire ou imposer que deux personnes se rencontrent | Non | Non | Oui |
| Lever de main avec l'ordre d'arrivée | Lever de main simple | Lever de main simple | File ordonnée |
| Plusieurs animateurs sur la même séance | Oui | Oui | Oui |
| Tableau blanc | Oui | Oui | Oui |
| La salle est créée avec la séance | Non, un lien est collé | Non | Oui |
| Durée réelle de connexion par participant | Dans un rapport séparé, à retraiter | Non | Oui Mesurée pendant la séance |
| Feuille d'émargement en PDF | Non | Non | Oui |
| Compte rendu rangé dans le dossier du participant | Non | Rédigé, mais hors du dossier | Oui |
| Espace d'apprentissage en ligne rattaché | Non | Non | Oui Inclus dans tous les forfaits |
| Où tourne l'intelligence artificielle | Sans objet | Chez le fournisseur, souvent hors d'Europe | Sur nos machines, en France |
| Devis, factures, encaissement | Sans objet | Sans objet | Non Et ce n'est pas prévu |
Les deux premières lignes sont des lignes où nous perdons, et elles sont en haut du tableau. C'est volontaire : si votre problème est la salle, vous venez d'économiser un essai.
Les sous-salles : ce qu'aucun outil de visioconférence ne fait
Tous les grands outils savent répartir un groupe en petites salles. Ce qu'ils ne savent pas faire, c'est cadencer une série de rencontres. Chez nous, les sous-salles ne sont pas une fonction de la visioconférence : c'est un orchestrateur, et il se paramètre avant la séance.
Un exemple concret
Vous attendez seize dirigeants et vous voulez que chacun rencontre le plus de monde possible en une heure. Vous réglez : quatre salles, quatre personnes par salle, quatre tours, quinze minutes par tour, quatre minutes de parole par personne. Vous lancez. Vous n'avez plus rien à faire.
Le temps de parole s'affiche dans la salle
Le nom de celui qui a la parole apparaît, avec le temps qui lui reste. Une sonnerie marque la fin de son tour. Le micro n'est pas coupé : le dispositif cadence, il ne censure pas.
C'est la raison d'être de la fonction. Dans ces rencontres, personne n'ose dire « c'est à moi » ou « c'est à toi », et le temps des uns se mange sur celui des autres. Le minuteur affiché supprime le besoin d'un arbitre.
Vous décidez qui rencontre qui
Vous pouvez déclarer que deux personnes ne doivent jamais se retrouver ensemble, et que deux autres doivent absolument se rencontrer. La répartition en tient compte à chaque tour. Deux concurrents directs dans la même salle, un apporteur d'affaires qu'il faut absolument présenter : c'est réglé avant, pas pendant.
Vous gardez la main pendant
Vous déplacez n'importe qui d'une salle à l'autre à tout moment. Et vous insérez un retardataire dans une salle déjà en cours, parce qu'il y a toujours des retardataires. Le temps de parole des arrivants tardifs n'est pas recalculé, puisqu'ils n'étaient pas prévus.
Vous passez voir dans les salles
L'animateur entre dans une salle en cours, écoute, ressort, et entre dans une autre, autant de fois qu'il veut, avant de revenir dans la salle principale. Les salles sont nommées par lettres. Dix groupes de travail lancés, et vous faites votre ronde comme entre les tables d'une salle de classe.
Cette fonction est née d'un usage réel : les rencontres de dirigeants. Elle sert aussi un atelier de formation qu'on veut faire tourner en sous-groupes, mais ce n'est pas là qu'elle a été inventée.
Le webinaire, construit pour protéger celui qui parle
CAMEVA a son propre module de webinaire, inclus dans tous les forfaits. Il est volontairement asymétrique, et c'est ce qui le distingue : il a été conçu à partir de ce qui fait renoncer les gens à en animer un.
Ce que vous faites, vous
- Vous diffusez votre caméra, un contenu partagé, ou les deux : votre visage à côté du support, ou en petit, comme vous voulez.
- Le partage se fait avec ou sans le son, à votre choix.
- Vous êtes le seul à pouvoir ouvrir une caméra et un micro.
- Vous voyez tout ce qui s'écrit dans la discussion.
- Quand vous écrivez, tout le monde reçoit votre message.
Ce que voit le participant
- Votre contenu, et vos messages. Rien d'autre.
- Il peut écrire : vous seul le lisez.
- Il ne voit pas les messages des autres participants.
- Il ne sait pas combien de personnes sont connectées.
- Ni caméra, ni micro. Il écoute.
Pourquoi ces deux choix changent tout
Personne ne sait combien vous êtes. Beaucoup de gens renoncent à animer un webinaire par peur de n'avoir que trois inscrits et de passer pour un guignol devant ces trois-là. Ici, les trois personnes présentes ne savent pas qu'elles sont trois. Vous animez comme si la salle était pleine, et vous pouvez commencer avant d'avoir une audience.
Personne n'ouvre sa caméra. Dans un webinaire où tout le monde se montre, on voit un participant encore au lit, un autre qui sort de la douche, un troisième qui mange. C'est perturbant pour le groupe et d'abord pour celui qui parle. Ici la question ne se pose pas : la caméra n'est pas coupée par politesse, elle n'existe pas de leur côté.
Et c'est inclus. Chez Zoom, le module de webinaire se paie en supplément de l'abonnement de visioconférence : 72 € HT par mois pour cent participants, relevé le 25 septembre 2026, qui s'ajoutent au reste. Le calcul complet face à Zoom
Combien de personnes peuvent écouter ? Davantage qu'en classe virtuelle, et c'est une question d'architecture plutôt que de commerce : dans un webinaire, les participants ne diffusent ni image ni son, ils reçoivent. Les plafonds de 25, 50 et 100 participants affichés dans nos offres portent sur la classe virtuelle, pas sur le webinaire. Nous n'annonçons pas de chiffre tant que nous ne l'avons pas mesuré en charge réelle, et nous ne promettons aucun taux de disponibilité. Si votre webinaire doit accueillir une audience nombreuse, parlez-nous-en avant : nous vous dirons ce que nous avons mesuré à cette date.
Ce que ce module ne fait pas : la régie, la diffusion vers les réseaux sociaux, et les inscriptions par milliers.
La question que presque personne ne pose : où part l'audio
Dès qu'un outil transcrit ou résume une séance, il traite le contenu de ce que vos participants ont dit. Et la plupart des outils de transcription envoient l'enregistrement, ou sa transcription, à un fournisseur de modèles de langage extérieur, généralement américain.
Pour une réunion interne, c'est une question de préférence. Pour une séance où des stagiaires parlent d'eux, parfois de leur santé ou de leur situation, c'est une chaîne de sous-traitance que vous devez pouvoir reconstituer et présenter.
Chez CAMEVA, le modèle qui transcrit et qui rédige est installé sur nos propres machines, en France. Nous avons débranché le réseau de la machine : elle a continué de transcrire. Nos trois sous-traitants sont français et publiés en accès libre.
Quand il ne faut pas nous choisir
Si vous avez besoin d'une régie ou d'une diffusion publique
Un opérateur connecté sans apparaître qui pilote la présentation, une diffusion vers YouTube ou Facebook, des inscriptions par milliers : nous ne faisons rien de cela aujourd'hui. Le webinaire et les salles d'atelier, en revanche, existent chez nous. Les modules webinaire des grands éditeurs sont faits pour le reste. Le calcul détaillé face à Zoom
Si vous cherchez la meilleure transcription possible
Les outils dont la transcription est l'unique métier sont meilleurs que nous sur ce point précis : reconnaissance des voix, ponctuation, vocabulaire technique. Ce qui nous sépare d'eux
Si vos séances sont en présentiel
Tout ce qui fait notre intérêt se joue dans la classe virtuelle. En salle, il ne reste que l'agenda, et vous le paieriez cher. Pour l'émargement en présentiel
Ce que fait la classe virtuelle de CAMEVA, dit platement
Sans vocabulaire d'éditeur, et en rappelant que CAMEVA est en bêta ouverte.
Tenir la salle
- La salle est créée en même temps que la séance, et elle lui appartient. Le participant retrouve son accès dans son espace ; le bouton d'entrée n'apparaît que pendant la fenêtre de la séance.
- Plusieurs animateurs sur la même séance.
- Couper le micro d'une personne, couper sa caméra, ou couper tous les micros d'un coup.
- Affichage en mosaïque, par intervenant, ou de soi-même. Vous choisissez 6, 9 ou 12 tuiles et vous faites défiler le reste : au-delà de douze visages, on ne reconnaît plus personne, donc nous ne faisons pas semblant.
- Partage d'écran, avec le son. Arrière-plan personnalisable.
- La définition vidéo s'ajuste au nombre de participants, et l'animateur garde une image haute en permanence. C'est lui qu'on regarde.
- Bouton « quitter » avec confirmation, pour ne pas sortir par accident.
Faire parler le groupe
- Lever de main avec l'ordre d'arrivée. Vous voyez qui a demandé la parole en premier, en deuxième, en troisième. Ce n'est pas un voyant, c'est une file.
- Discussion écrite détachable, que vous posez où vous voulez, et enregistrable d'un bouton.
- Messages privés entre participants, avec notification à l'arrivée.
- Tableau blanc partagé entre animateurs, chacun dans sa couleur, avec un pointeur laser.
- Chronomètre, croissant ou décroissant.
Ce qui reste de la séance
- L'heure d'entrée, l'heure de sortie et la durée réelle de chaque participant sont enregistrées. Personne ne coche rien, et celui qui se déconnecte et revient est compté une fois.
- La feuille d'émargement est produite en PDF à partir de ces relevés.
- La séance est transcrite intégralement, et le compte rendu est rédigé à la fin, dans le dossier de la personne.
- Les plafonds de participants en classe virtuelle suivent l'offre : 25 en Solo, 50 en Pro, 100 en Organisme. Le webinaire n'a pas la même contrainte, parce que les participants n'y diffusent rien : voir plus bas.
Sur l'émargement, une précision qui compte : la salle enregistre les connexions, mais une salle de visioconférence prouve un lieu, jamais une personne. Notre émargement est en cours de recette et nous ne l'annonçons pas comme acquis. Ce que cela veut dire exactement
Nous ne promettons par ailleurs aucun taux de disponibilité : nous mesurons, nous ne garantissons pas.
Écrit par Alexandre Righini, fondateur de cameva.
Ingénieur, quinze ans dans l'industrie lourde. Auditeur interne ISO 9001, 14001 et 45001. Enseigne la maintenance basée sur la fiabilité à Polytech Nancy.
Publié le 18 octobre 2026. Nous datons nos corrections.
Questions fréquentes
Quel logiciel de visioconférence choisir pour de la formation ?
Quelle est la différence entre une visioconférence et une classe virtuelle ?
Faut-il garder Zoom ou Teams en plus de CAMEVA ?
CAMEVA mesure-t-il la présence réelle pendant une classe virtuelle ?
Où est traité l'enregistrement de mes séances ?
CAMEVA fait-il des webinaires ?
Les participants d'un webinaire CAMEVA voient-ils combien de personnes sont connectées ?
Combien coûte le webinaire chez CAMEVA ?
L'animateur peut-il entrer dans les salles d'atelier pendant qu'elles tournent ?
Peut-on faire des salles d'atelier dans CAMEVA ?
Peut-on contrôler qui rencontre qui dans les sous-salles ?
CAMEVA convient-il pour organiser des rencontres entre dirigeants ?
Combien de participants peut accueillir une classe virtuelle CAMEVA ?
Voir ce que ça donne chez vous
Trente minutes, sans diaporama. On regarde votre façon de travailler et on vous dit franchement si CAMEVA vous fait gagner du temps, ou non.